Pendant des années, installer un robot tondeuse voulait dire une chose : enterrer un fil tout autour de son jardin. Des heures de travail, et la moindre modification devenait un casse-tête. L’ANTHBOT M9 promet d’en finir avec ça. Ce robot tondeuse sans fil ne se guide pas avec un câble périphérique, mais grâce à un positionnement satellite de haute précision et à deux caméras.
Sur le papier, c’est séduisant. Mais est-ce que ça tient vraiment la route dans un vrai jardin ? Je l’ai testé pendant plusieurs semaines, chez moi, en conditions réelles. Et autant le dire tout de suite : je découvre ce type d’appareil moi aussi, donc ce test est celui d’un utilisateur normal, qui déballe, installe et se sert du robot au quotidien — avec les bonnes surprises et les petits pièges. Voici mon avis complet et honnête.
L’ANTHBOT M9 en bref
L’ANTHBOT M9 est un robot tondeuse nouvelle génération conçu pour les jardins jusqu’à 1 000 m². Sa grande force, c’est de se passer totalement de fil périphérique : il se repère au satellite et corrige sa trajectoire grâce à la vision. Résultat, une installation rapide et une tonte en lignes parfaitement droites.
À qui s’adresse-t-il ? Aux propriétaires d’un jardin de taille petite à moyenne, plat ou légèrement vallonné, qui veulent déléguer la tonte sans entreprendre de gros travaux d’installation. Si vous débutez avec les robots tondeuses, c’est typiquement le genre de modèle qui simplifie la vie.

Déballage : que contient la boîte ?
À l’ouverture du carton, on retrouve le robot, sa station de charge, et surtout l’élément qui change tout : l’antenne RTK avec son poteau de montage. S’ajoutent le bloc d’alimentation et ses rallonges, des piquets de fixations de la base et une petite trousse à outils.



Première impression : les finitions sont propres et l’ensemble respire le sérieux. Sous le robot, on découvre le disque de coupe et ses cinq petites lames pivotantes. Rien à voir avec la grosse lame d’une tondeuse classique : c’est plus sûr, et surtout ça se remplace en quelques secondes.


Le robot en détail
Un gabarit léger et maniable
Avec ses 10,1 kg, le M9 est étonnamment léger pour un robot de cette catégorie. On le soulève d’une seule main, ce qui est très pratique pour le ranger l’hiver, le déplacer entre deux zones ou le poser sur un établi pour l’entretien. Petit détail repéré sur l’étiquette : on ne soulève pas le robot par l’arrière, on le déplace via l’application.


Deux grandes roues motrices arrière
À l’arrière, deux grandes roues larges et bien crantées propulsent le robot. Ce sont elles qui lui permettent de grimper les pentes, jusqu’à 24°, soit 45 %. C’est efficace, mais ce choix de deux roues motrices (et non quatre) a une conséquence sur les terrains accidentés — j’y reviens plus loin.



Le panneau de commande et les voyants
Sur le dessus, tout est pensé pour rester simple. Le gros bouton STOP rouge arrête le robot net. Trois touches l’accompagnent : MOW pour lancer la tonte, le bouton central pour allumer et valider, et HOME pour renvoyer le robot à sa base. Une rangée de voyants informe d’un coup d’œil de l’état du 4G, du WiFi, du GPS, d’une éventuelle alerte et de la batterie. Enfin, une trappe abrite la Safety Key, la clé de sécurité sans laquelle les lames ne démarrent pas — un vrai plus si vous avez des enfants ou des animaux.


RTK, caméras : comment se repère le M9 ?
Le RTK, c’est quoi ?
C’est le cœur de la technologie, alors prenons un instant pour l’expliquer simplement. RTK désigne un positionnement par satellite de très haute précision. Là où votre téléphone se localise à quelques mètres près, le RTK descend à quelques centimètres. C’est ce qui permet au robot de tondre en lignes parfaitement droites et de savoir exactement où il se trouve, sans aucun fil enterré.
L’antenne livrée sert de point de référence fixe dans le jardin. Pendant mes tests, le robot captait jusqu’à 42 satellites avec un signal qualifié de « fort ».

Le rôle des deux caméras
En complément du satellite, le M9 dispose de deux caméras à l’avant. Elles lui donnent une vision en relief, un peu comme nos deux yeux. Elles servent à deux choses : repérer les obstacles pour les éviter, et continuer à se repérer quand le signal satellite est gêné — sous un arbre ou le long d’un mur, par exemple. Le robot bascule alors automatiquement de l’un à l’autre, dans un mode que l’application nomme « commutation flexible ».

Pourquoi « sans fil » change tout
Sur un robot classique, il fallait enterrer un fil tout autour du terrain et autour de chaque massif. Des heures de travail, et la galère dès qu’on voulait modifier quelque chose. Avec le M9, tout se fait sur l’application en quelques minutes, et se modifie en deux clics. C’est, sans hésiter, le plus grand avantage de cette génération de robots.
Installation : vraiment sans fil ?
Place à la pratique. On monte le poteau de l’antenne RTK, qu’on positionne bien dégagé avec une bonne vue sur le ciel — important pour la qualité du signal. On branche ensuite la station de charge, on télécharge l’application et on appaire le robot.
Et là, vraie bonne surprise : toute l’application est en français, avec des schémas et de l’aide à chaque étape. Pour un débutant, ça fait une énorme différence. La première étape consiste à créer la carte du jardin : on définit le contour, puis on délimite les zones interdites — un massif, une terrasse, le tour d’un arbre. Quelques minutes suffisent, sans creuser une seule tranchée.
La tonte au quotidien
Une coupe parfaitement droite
C’est le point le plus important : est-ce que ça tond bien ? Oui, et plutôt très bien. Le robot avance en bandes régulières et parfaitement droites, comme sur un terrain de sport. Sur une grande surface dégagée, le résultat est vraiment propre. Il quadrille le terrain de façon méthodique, repasse les bords et contourne ce qu’il rencontre.




Le mulching : où passe l’herbe coupée ?
Une question revient souvent : où va l’herbe coupée, puisqu’il n’y a pas de bac ? Le M9 pratique le mulching. Concrètement, il recoupe l’herbe en très fines particules qui retombent directement sur la pelouse. Loin d’être du gâchis, ces particules se décomposent et nourrissent le sol comme un engrais naturel : la pelouse devient plus dense, plus verte, et retient mieux l’eau. La condition pour que ça fonctionne bien, c’est de tondre souvent et de couper peu à chaque passage — ce qui tombe bien, c’est exactement ce que fait un robot.


Petit retour d’expérience : sur mes premières tontes d’herbe un peu haute, on voyait quelques résidus ; ils ont totalement disparu une fois le robot passé en entretien régulier.
Rendement et autonomie : mes mesures réelles
C’est là que je vous apporte de la donnée vérifiée plutôt que des chiffres de fiche produit. Chronomètre en main :
- Rendement : environ 120 m²/h en usage normal, et jusqu’à 160 m²/h sur une grande zone bien dégagée.
- Autonomie réelle : autour de 2 h 30 par charge, soit l’équivalent d’environ 400 m².
- Cycle complet mesuré : plus de 250 m² tondus en une seule sortie.
Un constat intéressant pour un premier achat : le rendement dépend surtout de la forme du terrain. Sur un grand rectangle dégagé, le robot file ; sur un terrain morcelé en plusieurs petites zones, il passe plus de temps en déplacements et le rendement baisse. C’est la forme du jardin, plus que sa surface, qui détermine l’efficacité.



Les tests difficiles : où sont les limites ?
Place aux situations compliquées, car c’est là qu’on juge vraiment un robot. Les passages étroits : aucun souci, il s’engage, se faufile et ressort sans hésiter. Le long des massifs et des bordures : la détection fonctionne bien, il longe proprement sans foncer dedans.



En revanche, j’ai trouvé sa limite. Autour d’un arbre, là où le sol présentait des trous et des irrégularités, le robot s’est retrouvé bloqué à deux reprises pendant mes tests. L’explication est simple : avec ses deux roues motrices (et non quatre), dès qu’une roue se retrouve dans le vide ou patine dans un creux, il peut se coincer.


La leçon est importante si vous hésitez à l’acheter : sur un terrain plat ou légèrement vallonné, aucun problème. Mais si votre jardin est très bosselé ou présente des trous, prévoyez de combler ces zones ou de les définir en zone interdite dans l’application.
L’application ANTHBOT
C’est le véritable cerveau du robot, et c’est sans doute l’application la plus complète que j’aie vue sur ce type d’appareil. Tout est en français et bien guidé.












Les modes de tonte
On choisit librement la manière dont le robot travaille : carte pleine (tout le jardin d’un coup), par zone, zone automatique (le robot segmente lui-même), un mode bordure pour tondre au ras, ou encore un mode point où on l’envoie à un endroit précis désigné sur la carte. Il existe même un mode de tonte à proximité de la borne de recharge.

Le réglage zone par zone
C’est, pour moi, le plus impressionnant. Chaque zone se règle indépendamment : on peut tondre ras devant la maison, plus haut au fond, avec un sens de coupe et un niveau de prudence différents selon les endroits. On peut aussi choisir un ou deux passages pour un fini plus net. À ce niveau de prix, ce raffinement est rare et fait une vraie différence au quotidien.



La détection d’obstacles sur 3 niveaux
La détection visuelle se règle sur trois niveaux. Le mode Élevé évite même les petits obstacles comme les pas japonais ; le mode Moyen, équilibré, est recommandé au démarrage ; le mode Faible privilégie la vitesse en n’évitant que les grandes zones sans gazon. À vous de choisir selon votre terrain.

Sécurité et confort
L’application gère aussi la détection de la pluie (le robot rentre à la base et reprend après un délai réglable), la programmation d’horaires automatiques, un mode Ne pas déranger, un mode antivol (alarme si le robot s’éloigne trop, plus localisation), une commande vocale, les mises à jour automatiques, un mode entretien des lames, et même le partage du robot avec un autre membre de la famille. Le manuel d’utilisation est intégré directement dans l’app.
L’abonnement 4G : ce qu’il faut savoir
Point important avant l’achat : le robot intègre une carte 4G, qui sert au pilotage à distance — programmer, lancer ou suivre la tonte depuis votre téléphone, même quand vous n’êtes pas chez vous. Les trois premiers mois sont offerts, puis l’abonnement coûte 39,99 €/an, 75,99 €/2 ans ou 107,99 €/3 ans (soit environ 36 €/an sur la formule longue).
Bonne nouvelle : sans cet abonnement, le robot continue de tondre et de se piloter chez vous en WiFi. La 4G n’est donc pas obligatoire pour faire fonctionner la machine ; c’est un confort de contrôle à distance, à un coût que je trouve raisonnable.
Points forts et points faibles
Ce que j’ai aimé :
- Installation sans fil, tout se règle sur l’application
- Application 100 % en français, claire et guidée
- Tonte parfaitement droite, passages étroits maîtrisés
- Réglages très complets, personnalisables zone par zone
- Bonne autonomie et détection d’obstacles efficace
- Connectivité complète (WiFi, Bluetooth, GPS, 4G), abonnement 4G raisonnable
Ce qu’il faut savoir :
- Le réglage parfait des zones à exclure demande un peu de temps au début
- Deux roues motrices : il n’aime pas les trous et fortes irrégularités
- Usure des lames à surveiller dans le temps (kit de 15 lames ~19 €)

Prix et où l’acheter
L’ANTHBOT M9 se positionne sur le segment des robots tondeuses RTK, une catégorie où les tarifs grimpent vite. Au vu de ses prestations — navigation sans fil, application très complète, tonte de qualité et garantie de 3 ans sur l’appareil — le rapport qualité/prix est plutôt bon.
Les prix évoluant régulièrement (et des promotions apparaissant fréquemment), je préfère vous renvoyer vers une page tenue à jour plutôt que d’afficher un tarif qui sera vite dépassé.
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Mon verdict final
Après ces semaines de test, l’ANTHBOT M9 m’a convaincu. L’installation sans fil est un confort énorme, la tonte est nette et bien droite, l’application est complète et entièrement en français, et l’autonomie répond présente. Les quelques bémols — réglage initial des zones un peu long, deux roues motrices peu à l’aise dans les trous, usure des lames à surveiller — restent mineurs au regard de l’ensemble.
Pour qui ? Les jardins de taille petite à moyenne, plats ou légèrement vallonnés, dont le propriétaire veut une tonte autonome sans gros travaux d’installation.
Pour qui moins ? Les très grands terrains, les jardins très accidentés avec trous, ou les budgets très serrés.
Au final, c’est un excellent robot, facile à vivre, que je recommande. Je lui attribue la note de 8,5 / 10.
Caractéristiques principales :
| Caractéristique | ANTHBOT M9 |
|---|---|
| Surface max | 1 000 m² |
| Navigation | Satellite RTK + double caméra + 4G, sans fil périphérique |
| Système de coupe | 5 lames pivotantes |
| Hauteur de coupe | 3 à 7 cm, réglable depuis l’application |
| Batterie | 5 000 mAh / 90 Wh, amovible |
| Autonomie réelle | ~2 h 30 (mesurée) |
| Pente maximale | 24° (45 %) |
| Étanchéité | IPX6 |
| Zones de tonte | Jusqu’à 20 |
| Dimensions / poids | 49,8 × 39,2 × 25,1 cm / 10,1 kg |
| Garantie | Appareil et station 3 ans · batterie 2 ans |
FAQ — ANTHBOT M9
L’ANTHBOT M9 a-t-il besoin d’un fil périphérique ? Non. C’est tout son intérêt : il se guide au satellite (RTK) et avec deux caméras. Aucun câble à enterrer, tout se configure depuis l’application.
Faut-il obligatoirement payer l’abonnement 4G ? Non. Le robot tond et se pilote chez vous en WiFi sans abonnement. La 4G sert uniquement au contrôle à distance lorsque vous n’êtes pas à la maison. Elle est offerte 3 mois, puis facturée à partir d’environ 36 €/an.
Quelle surface peut-il tondre ? Jusqu’à 1 000 m². Dans mes mesures, il tond autour de 120 m²/h en usage normal et a couvert plus de 250 m² en un seul cycle.
Convient-il aux terrains en pente ? Oui, jusqu’à 24° (45 %). En revanche, il est moins à l’aise sur les terrains très bosselés ou troués, à cause de ses deux roues motrices.
Que devient l’herbe coupée ? Le robot pratique le mulching : il recoupe l’herbe en fines particules qui retombent sur la pelouse et la nourrissent. Il n’y a pas de bac à vider.
L’application est-elle en français ? Oui, entièrement, avec des schémas et de l’aide à chaque étape. C’est un vrai point fort pour les débutants.
Le robot est-il sûr avec des enfants ou des animaux ? Il dispose d’une clé de sécurité (Safety Key) sans laquelle les lames ne démarrent pas, d’un bouton STOP, et d’une détection d’obstacles réglable sur trois niveaux.
Combien coûtent les lames de rechange ? Comptez environ 19 € le kit de 15 lames. Leur usure est à surveiller dans le temps, mais le consommable reste peu coûteux.



